vendredi 15 décembre 2017
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Global Touch Corporates. Start Up 2 : l’ANAPI participe à l’incitation des jeunes à l’entrepreneuriat: «Les jeunes entrepreneurs et ceux qu’ils inspirent sont la pierre angulaire de l’ascension de l’Afrique». Voilà une phrase incitatrice de Tony Elumelu que le Directeur général de l’Anapi, Anthony Nkinzo a reprise lors de son intervention le samedi 9 novembre                                                    RDC : Opportunités d’affaires, l’ANAPI convainc le Groupe turc MUSIAD !: L’Agence Nationale pour la Promotion de l’Investissement (ANAPI) a séduit le Groupe turc MUSIAD à saisir les opportunités d’affaires de la RDC. Ce groupe de 55 entreprises est prêt à investir dans la filière agricole. De Lubumbashi à Kinshasa, ces                                                    COMMUNIQUE:   L'ANAPI a appris avec regret l'annonce de la fermeture au 30 janvier 2018 de la Société Internationale Nestlé Congo Sa.   Pour rappel, Nestlé s'est établie en République Démocratique du Congo depuis plusieurs années et en 2009,  avec l'accompagnement de l'ANAPI , elle                                                    Le Ministre d’État B. Lukwebo a présidé l’atelier de dissémination des résultats Doing Business 2018: Le ministre d’État chargé du Plan a présidé lundi 27 novembre au Pullman Hôtel l’atelier de restitution des résultats Doing Business 2018, qui a classé la RDC 182ème sur 190 pays, organisé par l’Agence nationale pour la promotion des investissements                                                    AVIS AU PUBLIC: EN VUE DE RENFORCER LA TRANSPARENCE DANS LE PROCESSUS DE CREATION D’ENTREPRISE, LE GUICHET UNIQUE DE CREATION D'ENTREPRISE (GUCE) VIENT D’INSTAURER UN SYSTEME DE SUIVI ELECTRONIQUE DU DOSSIER EN LIGNE. EN EFFET, SANS DEVOIR SE DEPLACER, LE REQUERANT PEUT DESORMAIS SE                                                    L'ANAPI réunit les décideurs des services impliqués dans le processus de création d'entreprise sur l'informatisation et la mise en: L'ANAPI  réunit les décideurs des services impliqués dans le processus de création d'entreprise sur l'informatisation et la mise en réseau desdits services C'etait le mercredi 01 novembre 2017 que le Directeur Général de l'ANAPI, Monsieur Anthony NKINZO Kamole a réuni autour                                                    Climat des Affaires : l’ANAPI sensibilise la province du Haut Katanga:   La République Démocratique du Congo compte résolument améliorer le climat des affaires et ainsi favoriser les investissements tant nationaux qu’étrangers. C’est dans ce cadre qu’une délégation de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements ANAPI en sigle, conduite par Son Directeur                                                    PRESENTATION RAPPORT DOING BUSINESS 2018: La RDC améliore son classement dans le Rapport Doing Business 2018 de la Banque Mondiale qui vient d’être publié ce jour. En effet après 5 années de stagnation, le pays passe de la 184ème à la 182ème place.   Le Gouvernement de                                                    RDC : PIB le plus important d'Afrique Subsaharienne (BAD): Bien que frappée par une crise financière et monétaire depuis 2016, la République démocratique du Congo connaît aujourd’hui une énorme croissance de son Produit intérieur brut selon le dernier rapport de la Banque africaine de développement. Elle se classe première au                                                    FORUM NATURALLIA 2017 : La République Démocratique du Congo est aussi présente.: Vitrine internationale du monde des affaires et de l’Amérique du Nord, la cinquième édition du forum Naturallia  est une plateforme qui promeut, à travers des activités variées, les richesses naturelles et les valeurs humaines comme gage de développement durable. La République                                                   

Situation économique et sociale de la RDC

I. Bref résumé des grandes évolutions de l’économie congolaise depuis 1960 jusqu’en 2016

Les grandes évolutions de l’économie congolaise peuvent être circonscrites globalement en quatre périodes,       à savoir :
•    1959 à 1973 : Croissance et inflation modérée ;
•    1974-1988 : Ralentissement de la croissance et inflation ouverte ;
•    1989-2001 : Déclin de la croissance, Destruction des richesses et hyperinflation ;
•    2002-2016 : Reprise de la croissance et d’inflation sous contrôle.

1. Croissance et inflation modérée

Les efforts de redressement économique entrepris entre fin 1967 et fin 1973 ont permis de rehausser la croissance économique. Ils ont coïncidé avec un environnement international favorable porté par la hausse du cours du Cuivre. Ces deux éléments ont déterminé les résultats positifs enregistrés au cours de cette période caractérisée par une croissance du PIB réel de 2,7% et une hausse du niveau général des prix de 27% en moyenne annuelle.

2.Ralentissement de la croissance et inflation ouverte

Cette période, marquée par une croissance de 0,03% et une inflation de 57,6% en moyenne annuelle, comprend deux phases :

La phase de 1974 à 1982 est caractérisée par des mauvais choix en matière de politique économique ayant abouti au surendettement du pays dans le cadre de financement des grands travaux (INGA I et II, CCIZ, Sidérurgie de MALUKU…) sous le sceau de la corruption et de rétro-commissions.
Dans un contexte international caractérisé par deux chocs pétroliers (quintuplement et quadruplement du prix du baril respectivement en 1973 et 1976) et la chute du cours du Cuivre en 1975 ( après l’échec de la stratégie mise en œuvre par le CIPEC, Conseil Intergouvernemental des Pays Producteurs et Exportateurs du Cuivre), les mesures ratées de Zaïrianisation ou nationalisation, de Radicalisation ou Étatisation et enfin de Rétrocession, la gestion peu orthodoxe des Finances Publiques, le caractère accommodant de la politique monétaire et les coûts liés à l’ajustement tardif de la politique de change (passage avec beaucoup des retards de la fixité du régime des changes au flottement) ont eu comme conséquences, l’arrêt du processus de création des richesses intérieures.

La phase de 1983 à 1989 est celle des efforts d’ajustement de l’économie grâce aux mesures d’assainissement de la politique budgétaire et des réformes entreprises au niveau de la politique monétaire (libéralisation des taux d’intérêt), de la politique de change (adoption du régime des changes flottants et assouplissement de la réglementation de change). Toutefois, ces politiques de gestion de la demande n’ont pas été relayées par des politiques de portée structurelle et des initiatives de développement.

3. Déclin de la croissance, destruction des richesses, hyperinflation et paupérisation généralisée de la population

La période de 1989 à 2001 est celle du déclin de l’économie et de la société congolaise. La longue transition politique marque non seulement le couronnement de l’instabilité institutionnelle (plus de 12 gouvernements en l’espace de 10 ans) mais surtout de malaises sociaux (événements de LUBUMBASHI en 1990, conflits interethniques en 1991 et 1992, grèves, contestations populaires, villes mortes…) et économiques (hyperinflation, pillages de l’outil de production et de commercialisation des entreprises en 1991 et 1993, rupture de la coopération bilatérale et multilatérale..).

Le désordre des Finances Publiques est attesté par des déficits insoutenables du trésor financés presque exclusivement par les avances directes de la Banque Centrale avec comme conséquence la dépréciation rapide du taux de change et la hausse vertigineuse des prix intérieurs, respectivement 98% et 9800% en 1994. Les conflits armés, après l’échec de la Conférence Nationale, ont eu des impacts graves tant sur la situation sociale qu’économique. Au cours de cette période, le PIB Réel a reculé de 4,5% en moyenne. La hausse du niveau général des prix a été de près de 2.000 % en moyenne. L’incidence de la pauvreté est établie en moyenne à 80% et le taux de chômage à 84%.

4. Reprise de la croissance et inflation sous contrôle (2001 à nos jours)

Au cours de cette période, coïncidant avec la reprise de la coopération multilatérale et bilatérale, les résultats économiques ont été surtout le fait de l’application des politiques économiques conjoncturelles restrictives et de certaines réformes structurelles de première génération (partenariat dans le secteur minier, guichet unique au Port de MATADI, mise en place de la chaîne la dépense, indépendance de la Banque Centrale, liquidation des banques en difficulté).
Ces politiques ont permis de casser l’hyperinflation (hausse du niveau général des prix de 17% en moyenne annuelle, de relancer la croissance économique, de réduire le chômage (passant de 84% à 40 % en moyenne) et la pauvreté de 80% à 63%.
Au cours de ces trois dernières années (2012 à 2014), les résultats économiques de la RDC ont été remarquables au plan de la croissance économique (moyenne de 8,2% contre 5,3% pour l’Afrique Subsaharienne) et de l’inflation (1,6% en moyenne contre 7,1% pour l’Afrique Subsaharienne). Cette croissance demeure résiliente : située à 6,1en moyenne, cinq ans avant la crise financière de 2009 où elle est tombée à 2,8%, la variation du PIB réel est passée à 7,7% cinq ans après. Pour l’Afrique au Sud du Sahara, de 7,1% avant la crise où elle a été ramenée à 4,1%, la croissance est établie à 5,3%, cinq ans après. Au regard de l’amélioration de la croissance dans un environnement de faible inflation, le ratio de sacrifice de l’économie congolaise est quasi nul. Cependant, des faiblesses continuent à caractériser la mobilisation des recettes internes (rapport recettes publiques hors dons de 13,9% en moyenne en pourcentage du PIB contre 21,1% pour l’Afrique Subsaharienne), le niveau des réserves (2 mois d’autonomie pour 5,2 pour l’Afrique), l’accès au marché d’emploi (surtout pour les jeunes et les femmes), la qualité des infrastructures. C’est à quoi s’attelle présentement le Gouvernement dont la préoccupation majeure est la transformation structurelle de l’économie en vue de l’accélération de l’émergence. Sur ce, tous les projets d’investissements privés qui viennent se greffer dans ce processus de transformation ne pourront qu’être soutenus et encouragés par les Autorités à travers l’Agence Nationale de Promotion pour les investissements.

II. Quelques illustrations de l’économie congolaise par graphiques et tableaux

II.1. Secteur réel


Source: BCC et INS.

Source: BCC et INS.

Source : BCC

Le regain de l’activité économique au cours de la décennie 2000 reste principalement marqué par les performances enregistrées au niveau du secteur primaire (principalement l’extraction minière et pétrolière). En effet, entre 2010 et 2014, la contribution moyenne de ce secteur à la croissance a été de 67,9%, nettement supérieure à sa contribution moyenne avant 2009 qui s’élevait à environ 17,6% entre 2006 et 2008. Le secteur secondaire (manufacture, bâtiments, industrie alimentaire) s’est également montré résilient avec une contribution moyenne de 11,7% après 2009 contre 2,6% entre 2006 et 2008.

Tableau 1. Contribution (valeurs ajoutées en milliards de CDF de 2005) : 2011 – 2016

 

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017(projection)

Secteur primaire

5,5

3,0

3,2

5,5

2,1

0,3

2,0

Agriculture, chasse, sylviculture et Pêche

0,7

0,7

0,8

0,8

0,8

0,5

0,8

Industrie extractive

4,8

2,3

2,4

4,7

1,3

-0,2

1,2

Secteur secondaire

0,8

1,2

1,8

1,1

1,2

0,4

1,3

Industries manufacturières

0,2

0,6

1,1

1,1

1,5

1,0

1,0

Bâtiments et travaux publics

0,6

0,6

0,6

0,0

-0,3

-0,7

0,2

Electricité, gaz, vapeur et eau

0,0

0,0

0,1

0,0

0,0

0,1

0,1

Secteur tertiaire

0,5

2,6

3,2

2,7

3,4

1,7

1,4

Transports et communications

0,1

0,7

1,2

0,8

1,2

0,4

0,5

Commerce de gros et de détail

0,1

1,6

1,2

0,7

1,5

0,9

0,7

Autres

0,3

0,3

0,8

1,2

0,7

0,4

0,2

PIB coût des facteurs

6,7

6,8

8,1

9,3

6,7

2,4

4,7

Taxes sur les produits

0,2

0,3

0,4

0,2

0,2

0,0

0,2

PIB au prix du marché

6,9

7,1

8,5

9,5

6,9

2,4

4,9

Source : BCC

II.2. Secteur des Finances Publiques

Source : Rapport du FMI sur les perspectives  économique régionales, Afrique subsaharienne, octobre 2015

Source : Rapport du FMI sur les perspectives  économique régionales, Afrique subsaharienne, octobre 2015

II.3. Secteur Extérieur

Source : BCC

Source : BCC

Tableau 2. Position extérieure congolaise : 2004 - 2014

Composantes

2004-2008

2012

2013

2014

Niveau des réserves internationales/RDC  (millions d’USD)

450,0

1.634,18

1.745,41

1.652,67

RDC/mois d’importations de biens et services

0,4

2,16

2,14

1,98

Moyenne Africaine en mois d'importation

5,1

5,4

5,2

5,3

Écart

4,7

3,24

3,06

3,32

Source : BCC et FMI

En termes de niveau, les réserves internationales sont passées de 450 millions d’USD en 2004-2008 à 1,65 milliards de USD en 2014. En mois d’importation, l’autonomie est passée de 0,4 mois (1,6 semaines) à 1,98 mois (7,9 semaines) - valeurs respectivement en deçà de la moyenne Subsaharienne.

Tableau 3. Composantes de la Balance des paiements (en millions de USD)

Composantes

2012

2013

2014

Compte courant

-1.158,8

-2.848,6

-3.012,9

Compte de capital et Opérations Financières plus ajustements 
(IDE en ce compris)

2.304,6

2.895,5

3.113,9

Solde global

1.145,8

46,9

101,0

Source : BCC

Le déficit du solde du compte courant est arrêté à 2,3 milliards de USD en moyenne au cours de la période sous revue. Il est largement compensé par les entrées nettes au niveau du compte de capital et opérations financières d’un montant de 4,9 milliards de USD en moyenne. D’où un solde global positif de 2,6 milliards de USD.

II.4. Secteur monétaire

Source : BCC

II.5. Indicateurs sociaux et le marché de l'emploi

Rubriques

2005-2009

2010-2012

Cible OMD

Incidence de la pauvreté

71,3%

63,3%

40%

Taux net de scolarisation au Primaire

75%

90,5%

100%

Taux de mortalité infantile

97°⁄00

58°⁄00

30°⁄00

Source: INS, Enquête 1-2-3 et EDS

Rubrique

2011

2012

2013

2014

Taux de chômage

51,4%

49,1%

46,1%

43%

Source : BCC, Condensé d’informations statistiques, septembre 2015

En dépit de leurs niveaux encore préoccupants, les principaux indicateurs sociaux ont connu une évolution positive entre 2009 et 2012. Le taux de chômage est en baisse constante depuis 2012. Il aurait reculé d’environ 6,1 points entre 2012 et 2015.

 

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