mercredi 26 avril 2017
Flash Infos
Visite de travail ce mercredi 26 avril 2016 de la firme russe GAZ PROMBANK: Dans le cadre de sa mission de prospection des opportunités d’affaires en RDC, la firme russe GAZ PROMBANK au travers de ses trois délégués, a été reçue le mercredi 26 avril 2017 par le Directeur Général a.i de l’ANAPI. Les échanges                                                    Le ministre de l’Energie confirme la participation de la RDC au Forum annuel africain sur l’énergie au Danemark: Le ministre de l’Energie et Ressources hydraulique, Anatole Matusila Malungeni, a confirmé la participation de la République démocratique du Congo au Forum annuel africain sur l’énergie, qui se tiendra en juin prochain à Copenhague, au Danemark, indique ce ministère dans                                                    La SCTP focalise ses espoirs de redressement sur sa voie ferrée Kinshasa-Matadi: Le directeur général ai, de la Société commerciale des transports et des ports(SCTP), Lewis Banguka, a déclaré samedi que cette entreprise repose ses espoirs de redressement sur la voie ferrée lors d’une célébration eucharistique marquant son 82ème anniversaire d’existence, à                                                    Newsletter du mois de mars 2017: La présente newsletter est un bulletin d’informations mensuel, destiné aux partenaires de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI), hommes d’affaires et investisseurs réels et potentiels disséminés à travers le monde. Les informations mises à la portée du public sont sélectionnées                                                    Croissance économique. Banque Mondiale: l’Afrique doit développer et améliorer ses infrastructures: Hier, mercredi 19 avril 2017, la Banque Mondiale a publié le rapport Africa’s Pulse devant la Presse Africaine lors d’une vidéoconférence tenue à New York. C’est à sa 15ème édition depuis qu’elle a commencé. Cette publication a pour objet, l’analyse                                                    Inauguration de la microcentrale hydroélectrique de Wau au Nord-Kivu: La micro centrale hydroélectrique de Wau dans le territoire de Masisi, province du Nord Kivu a été inauguré mardi, indique le PNUD dans un communiqué de presse remis mardi à l’ACP. Selon la source, la réalisation de cet ouvrage d’intérêt                                                    Congo-Kinshasa: AN - La profession d'architecte bientôt règlementée !: Initiée par l'Honorable Lucain Kasongo Mwandianvita, La proposition de loi portant création, organisation et fonctionnement de l'ordre national des architectes a été déclarée recevable et envoyée en commission mixte pour son approfondissement. Dans le souci de corriger certaines difficultés rencontrées le                                                    Congo-Kinshasa: Kibali Gold Mine se dirige vers une production complète !: Plein comme un œuf, le salon Virunga de Memling hôtel, à Gombe, a connu le mardi, 18 avril 2017, une activité singulière de l'entreprise Kibali Gold Mine. Le Président de Kibali et Pdg de Randgold, Mark Bristow, a étalé les réalisations                                                    Croissance en Afrique: le rebond après un net ralentissement: La croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies. Telles sont les conclusions de la nouvelle édition d'Africa's Pulse, un rapport                                                    La croissance économique attendue à 4,9% en 2017 selon la BCC: La croissance économique au plan intérieur en RDC est attendue à 4,9% en 2017, venant de 2,4% en 2016, tirée par le secteur primaire à concurrence de 2,0 points, suivi des secteurs tertiaire et secondaire pour 1,4 point et 1,3                                                   

Situation économique et sociale de la RDC

I. Bref résumé des grandes évolutions de l’économie congolaise depuis 1960 jusqu’en 2014

Les grandes évolutions de l’économie congolaise peuvent être circonscrites globalement en quatre périodes, à savoir :

  • 1959 à 1973 : Croissance et inflation modérée ;
  • 1974-1988 : Ralentissement de la croissance et inflation ouverte ;
  • 1989-2001 : Déclin de la croissance, Destruction des richesses et hyperinflation ;
  • 2002-2014 : Reprise de la croissance et d’inflation sous contrôle.

1. Croissance et inflation modérée

Forte des infrastructures et de l’organisation issue de la colonisation, l’économie congolaise est marquée, au cours de la période de 1960 à 1973 par l’accumulation des richesses intérieures. Ce processus a été toutefois affecté par les turbulences politiques de cinq premières années de l’Indépendance et les faiblesses au niveau de la gestion des Finances Publiques.

Les efforts de redressement économique entrepris entre fin 1967 et fin 1973 ont permis de rehausser la croissance économique. Ils ont coïncidé avec un environnement international favorable porté par la hausse du cours du Cuivre. Ces deux éléments ont déterminé les résultats positifs enregistrés au cours de cette période caractérisée par une croissance du PIB réel de 2,7% et une hausse du niveau général des prix de 27% en moyenne annuelle.

2. Ralentissement de la croissance et inflation ouverte

Cette période, marquée par une croissance de 0,03% et une inflation de 57,6% en moyenne annuelle, comprend deux phases :

La phase de 1974 à 1982 est caractérisée par des mauvais choix en matière de politique économique ayant abouti au surendettement du pays dans le cadre de financement des grands travaux (INGA I et II, CCIZ, Sidérurgie de MALUKU…) sous le sceau de la corruption et de rétro-commissions.

Dans un contexte international caractérisé par deux chocs pétroliers (quintuplement et quadruplement du prix du baril respectivement en 1973 et 1976) et la chute du cours du Cuivre en 1975 ( après l’échec de la stratégie mise en œuvre par le CIPEC, Conseil Intergouvernemental des Pays Producteurs et Exportateurs du Cuivre), les mesures ratées de Zaïrianisation ou nationalisation, de Radicalisation ou Étatisation et enfin de Rétrocession, la gestion peu orthodoxe des Finances Publiques, le caractère accommodant de la politique monétaire et les coûts liés à l’ajustement tardif de la politique de change (passage avec beaucoup des retards de la fixité du régime des changes au flottement) ont eu comme conséquences l’arrêt du processus de création des richesses intérieures.

La phase de 1983 à 1989 est celle des efforts d’ajustement de l’économie grâce aux mesures d’assainissement de la politique budgétaire et des réformes entreprises au niveau de la politique monétaire (libéralisation des taux d’intérêt), de la politique de change (adoption du régime des changes flottants et assouplissement de la réglementation de change). Toutefois, ces politiques de gestion de la demande n’ont pas été relayées par des politiques de portée structurelle et des initiatives de développement.

3. Déclin de la croissance, destruction des richesses, hyperinflation et paupérisation généralisée de la population

La période de 1989 à 2001 est celle du déclin de l’économie et de la société congolaise. La longue transition politique marque non seulement le couronnement de l’instabilité institutionnelle (plus de 12 gouvernements en l’espace de 10 ans) mais surtout de malaises sociaux (événements de LUBUMBASHI en 1990, conflits interethniques en 1991 et 1992, grèves, contestations populaires, villes mortes…) et économiques (hyperinflation, pillages de l’outil de production et de commercialisation des entreprises en 1991 et 1993, rupture de la coopération bilatérale et multilatérale..).

Le désordre des Finances Publiques est attesté par des déficits insoutenables du trésor financés presque exclusivement par les avances directes de la Banque Centrale avec comme conséquence la dépréciation rapide du taux de change et la hausse vertigineuse des prix intérieurs, respectivement 98% et 9800% en 1994. Les conflits armés, après l’échec de la Conférence Nationale, ont eu des impacts graves tant sur la situation sociale qu’économique. Au cours de cette période, le PIB Réel a reculé de 4,5% en moyenne. La hausse du niveau général des prix a été de près de 2.000 % en moyenne. L’incidence de la pauvreté est établie en moyenne à 80% et le taux de chômage à 84%.

4. Reprise de la croissance et inflation sous contrôle (2001 à nos jours)

Au cours de cette période, coïncidant avec la reprise de la coopération multilatérale et bilatérale, les résultats économiques ont été surtout le fait de l’application des politiques économiques conjoncturelles restrictives et de certaines réformes structurelles de première génération (partenariat dans le secteur minier, guichet unique au Port de MATADI, mise en place de la chaîne la dépense, indépendance de la Banque Centrale, liquidation des banques en difficulté).

Ces politiques ont permis de casser l’hyperinflation (hausse du niveau général des prix de 17% en moyenne annuelle, de relancer la croissance économique, de réduire le chômage (passant de 84% à 40 % en moyenne) et la pauvreté de 80% à 63%.

Au cours de ces trois dernières années (2012 à 2014), les résultats économiques de la RDC ont été remarquables au plan de la croissance économique (moyenne de 8,2% contre 5,3% pour l’Afrique Subsaharienne) et de l’inflation (1,6% en moyenne contre 7,1% pour l’Afrique Subsaharienne). Cette croissance demeure résiliente : située à 6,1% en moyenne, cinq ans avant la crise financière de 2009 où elle est tombée à 2,8%, la variation du PIB réel est passée à 7,7% cinq ans après. Pour l’Afrique au Sud du Sahara, de 7,1% avant la crise où elle a été ramenée à 4,1%, la croissance est établie à 5,3%, cinq ans après. Au regard de l’amélioration de la croissance dans un environnement de faible inflation, le ratio de sacrifice de l’économie congolaise est quasi nul.

Cependant, des faiblesses continuent à caractériser la mobilisation des recettes internes (rapport recettes publiques hors dons de 13,9% en moyenne en pourcentage du PIB contre 21,1% pour l’Afrique Subsaharienne), le niveau des réserves (2 mois d’autonomie pour 5,2 pour l’Afrique), l’accès au marché d’emploi (surtout pour les jeunes et les femmes), la qualité des infrastructures. C’est à quoi s’attelle présentement le Gouvernement dont la préoccupation majeure est la transformation structurelle de l’économie en vue de l’accélération de l’émergence. Sur ce, tous les projets d’investissements privés qui viennent se greffer dans ce processus de transformation ne pourront qu’être soutenus et encouragés par les Autorités à travers l’Agence Nationale de Promotion pour les investissements.

II. Quelques illustrations de l’économie congolaise par graphiques et tableaux

II.1. Secteur réel

Image Secteur réél

Source : BCC et INS.

Source : BCC et INS.

Source : BCC.

Source : BCC.

Le regain de l’activité économique au cours de la décennie 2000 reste principalement marqué par les performances enregistrées au niveau du secteur primaire (principalement l’extraction minière et pétrolière). En effet, entre 2010 et 2014, la contribution moyenne de ce secteur à la croissance a été de 67,9%, nettement supérieure à sa contribution moyenne avant 2009 qui s’élevait à environ 17,6% entre 2006 et 2008. Le secteur secondaire (manufacture, bâtiments, industrie alimentaire) s’est également montré résilient avec une contribution moyenne de 11,7% après 2009 contre 2,6% entre 2006 et 2008.

Tableau 1. Contribution (valeurs ajoutées en milliards de CDF de 2005) : 2005 – 2014

  2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Secteur Primaire
Agriculture, élevage, chasse et pêche 22% 23% 22% 21% 21% 20% 20% 19% 18% 18%
Extraction 11% 12% 11% 12% 13% 21% 24% 24% 25% 26%
Secteur Secondaire
Industries manufacturières 17% 15% 15% 15% 13% 12% 11% 11% 11% 11%
Bâtiment et travaux publics 4% 4% 4% 4% 4% 3% 4% 4% 4% 4%
Electricité, gaz, vapeur et eau 1% 1% 1% 1% 1% 1% 1% 1% 1% 1%
Secteur Tertiaire
Commerce 14% 15% 15% 16% 17% 15% 15% 15% 15% 15%
Transports et télécoms 14% 15% 16% 16% 15% 14% 13% 13% 13% 13%

Autres services hors
administration publique

13% 11% 11% 12% 12% 10% 10% 9% 9% 9%

Services d'administration
publique

3% 5% 5% 5% 5% 5% 4% 4% 4% 4%

SIFIM

0% 0% -1% -1% -1% -1% -1% -1% -1% -1%

PIB au coût des facteurs

100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100%

Source : BCC.

II.2. Secteur des Finances Publiques

Image Finance publique

Source : Rapport du FMI sur les perspectives économiques régionales, Afrique Subsaharienne, octobre 2014

Source : Rapport du FMI sur les perspectives économiques régionales, Afrique Subsaharienne, octobre 2014

II.3. Secteur Extérieur

Source : BCC.

Source : BCC.

Tableau 2. Position extérieure congolaise : 2004 - 2014

Composantes

2004-2008

2012 2013 2014

Niveau des réserves internationales/RDC  (millions d’USD)

450,0 1.634,18 1.745,41 1.652,67

RDC/mois d’importations de biens et services

0,4 2,16 2,14 1,98
Moyenne Africaine en mois d'importation 5,1 5,4 5,2 5,3
Écart 4,7 3,24 3,06 3,32

Source : BCC et FMI.

En termes de niveau, les réserves internationales sont passées de 450 millions d’USD en 2004-2008 à 1,65 milliards de USD en 2014. En mois d’importation, l’autonomie est passée de 0,4 mois (1,6 semaines) à 1,98 mois (7,9 semaines) - valeurs respectivement en deçà de la moyenne Subsaharienne.

 

Tableau 3. Composantes de la Balance des paiements (en millions de USD)

Composantes 2012 2013 2014
Compte courant -1.158,8 -2.848,6 -3.012,9
Compte de capital et Opérations Financières plus ajustements
(IDE en ce compris)
2.304,6 2.895,5 3.113,9
Solde global 1.145,8 46,9 101,0

Source : BCC.

Le déficit du solde du compte courant est arrêté à 2,3 milliards de USD en moyenne au cours de la période sous revue. Il est largement compensé par les entrées nettes au niveau du compte de capital et opérations financières d’un montant de 4,9 milliards de USD en moyenne. D’où un solde global positif de 2,6 milliards de USD.

II.4. Secteur monétaire

Image secteur monétaire Source : BCC.

II.5. Indicateurs sociaux et le marché de l'emploi

Rubriques 2005-2009 2010-2012 Cible OMD
Incidence de la pauvreté 71,3% 63,3% 40%
Taux net de scolarisation au Primaire 75% 90,5% 100%
Taux de mortalité infantile 97°⁄00 58°⁄00 30°⁄00

Source : INS, Enquête 1-2-3 et EDS

Rubrique 2011 2012 2013 2014

Taux de chômage

51,4% 49,1% 46,1% 43%

Source : BCC, Condensé d’informations statistiques, septembre 2014

En dépit de leurs niveaux encore préoccupants, les principaux indicateurs sociaux ont connu une évolution positive entre 2009 et 2012. Le taux de chômage est en baisse constante depuis 2012. Il aurait reculé d’environ 6,1 points entre 2012 et 2014.

Pourquoi investir en RDCongo ?

Anapi African Business

Facebook

ANAPI

33C, Boulevard du 30 Juin,
Kinshasa, République Démocratique du Congo
anapi@investindrc.com
Tel.: 00243 999 925 026
  ou  

P.o. Box
1797 Kinshasa 1

Coordonnées bancaires
Cpt. RAW BANK 0100046502-09USD
Cpt. RAW BANK 0100046501-12 CDF